mercredi 18 novembre 2009

Bienvenidos a Huanchaco

Me voila donc bien arrivé à Huanchaco, petite ville vivant principalement de la pêche traditionnelle et du tourisme, à quelques kilomètres de Trujillo, sur la côte nord du Pérou. Je vais y passer deux semaines au Colegio CEP du padre Tumba, avant de partir pour 15 jours à Yanasara, petit village perdu de la sierra, à environ 9 heures de route (assez pénible paraît-il...). Ces deux séjours seront l'occasion de mettre en place l'échange entre les enfants des classes partenaires en France et les enfants péruviens. A peine deux semaines avec les enfants donc, cela va passer très vite et il faudra être efficace pour profiter au mieux du temps disponible...

Mais revenons-en à Huanchaco. La ville est vraiment agréable, avec ses plages qui sont le royaume des surfers, ses nombreux et délicieux restaurants où un menu complet coûte à peine 2 euros, et une population habituée à côtoyer des touristes. Ces derniers sont en effet nombreux, qu'il s'agisse de surfers, de routards de passage ou de volontaires venus travailler pour quelques mois dans des projets que l'on qualifiera " de solidarité". La misère cependant n'est jamais bien loin, et il suffit de s'éloigner un peu des plages pour voir le dénuement dans lequel vivent de nombreux habitants de la région. Mais Huanchaco reste très tranquille, on peut sans aucun danger se promener dans les rues, même de nuit. La ville possède un certain nombre de bars qui permettent de s'y amuser une fois la nuit venue. Les boissons sont aussi bon marché que la nourriture, ici une caipirinha coûte à peine un euro...

Voici pour le plaisir des yeux quelques photos de l'endroit...

La plaza de Armas

Les rues de Huanchaco



L'église du village, assister du coucher de soleil depuis là-haut est paraît-il superbe...

Les plages du Pacifique



Les bateaux traditionnels utilisés par les pêcheurs de Huanchaco, chacune de ces embarcations pèse tout de même 80 kilos...


Et un petit coucher de soleil pour la route...


L'été n'est pas encore arrivé, mais il fait déjà chaud et le soleil tape dur. Me voilà après à peine une semaine à Huanchaco, rouge comme une écrevisse... J'ai aussi eu le droit à ma première baignade dans l'océan Pacifique, un grand moment...

lundi 16 novembre 2009

Lima ou les joies du Couchsurfing

Plus j'utilise le couchsurfing et plus le concept me plaît. On y trouve tellement plus qu'une chambre gratuite. Mon séjour à Lima fut typique de ce que j'aime dans ce site...

Lima est une ville gigantesque, 8 millions d´habitants, très étendue, et sans métro pour faciliter un peu l'orientation. Le seul moyen de se déplacer est de prendre de petits bus dont on ne sait jamais exactement ou ils vous emmènent, ou en taxi. Mais à Lima pas de compteur dans les taxis, le prix de la course se négocie avec les chauffeurs, et quand on ne connaît pas les prix on se fait facilement avoir. Bref seul à Lima, durant la soirée et la journée passées là-bas, je n'aurais sans doute pas vu grand chose, et je serais reparti avec une impression très mitigée de cette ville, impressionante et un peu angoissante par ses dimensions et le chaos qui y règne parfois.

Mais avec un couchsurfer comme guide, tout change complètement, et ce qui aurait pu être source d'inquétude devient une expérience extrêment amusante et dépaysante: les trajets en taxis branlants dans une ville où les règles de circulation semblent complètement inexistantes, les petits bus à moitié déglingués dont on saute presque en marche tellement le chauffeur est pressé de redémarrer... Contrairement à Santiago, on sent ici que tout fonctionne différemment. Parfois cela frise l'anarchie, mais l'animation qui règne dans cette ville est extrêmemnt plaisante... On se laisse également emmener dans les meilleurs endroits pour déguster, à un prix dérisoire, les plus délicieux plats péruviens: les anticuchos (brochette de coeur de vache), les picarones (sortes de churros), la chincha (boisson à base de maïs rouge, si si rouge...), et surtout le ceviche, sublime mélange de poisson cru et de poisson frit aromatisés au citron. Les rudes heures du sandwich de pain blanc au pain blanc sont oubliées...

Petite visite en image des quelques quartiers découverts lors de mon passage à Lima.

Le quartier de Barranco by night, avec son église, ses nombreux bars et discothèques, ses marchés de nuit et une superbe vue sur la baie de Lima.



Le centre historique très touristique avec la Plaza de Armas et la Plaza San Martin, où se dressent encore de nombreux vestiges de la colonisation espagnole: la cathédrale, le palais présidentiel et l'hôtel de ville...



Sur la Plaza de Armas, une fontaine qui (tenez-vous bien) fonctionne deux jours par an non avec de l'eau mais du Pisco, l'alcool national, affichant tout de même 45 degrés sur l'étiquette... Buveurs de l'ENSTA et d'ailleurs, vous en rêviez, le Pérou l'a fait. Pour les amateurs, rendez-vous le 28 juillet pour le jour de l'indépendance du Pérou et le jour de la fête du Pisco en février.
El convento de San Francisco qui abrite les catacombes de Lima

Au loin des quartiers construits à flanc de colline, à l'image des favelas de Rio (enfin telles que je me les imagine...)




Santiago de Surco, le quartier de Marco Antonio, le couchsurfer qui m'accueillait, un endroit très vert et très tranquille.



El parque de la reserva et ses nombreuses fontaines qui font la joie des enfants de Lima. Au grand désespoir de leurs parents, ils viennent s'y tremper de la tête aux pieds quelle que soit la température extérieure, en été comme en hiver... Nous avons également eu droit à un magnifique sons et lumières où toutes les beautés du Pérou étaient projetées sur un écran aquatique: inoubliable, qu'on ait 5 ou 23 ans, qu'on vienne de Paris ou de Lima. Pas beaucoup d'occidentaux dans ce parc, on le sent aux regards des petits et des grands (plus ou moins discrets, chacun a sa technique) cherchant à étudier ce jeune français fasciné par les fontaines du parc de la Reserva.




Mais bien sûr Lima c'est aussi beaucoup (mais vraiment beaucoup) de trafic, un fonctionnement souvent chaotique, et des quartiers beaucoup moins reluisants, très pauvres et assez craignos, surtout la nuit. Et comme bien souvent dans les grandes métropoles sud américaines, ils ne sont qu'à quelques rues des quartiers chics... Mais la situation de la ville, surtout au niveau de la sécurité, s'est beaucoup améliorée. Il y a 20 ans on évitait de venir à Lima et on ne voyait que le hall de son aéroport. Aujourd´hui on peut en partir avec l'envie d'y revenir...

Et puis je vais tricher un peu au niveau des dates, j'en profite pour vous dire que je suis bien arrivé à Huanchaco, où commencera demain mardi le travail avec les enfants. Si tout va bien Steve devrait me rejoindre d'ici la fin de la semaine...

dimanche 15 novembre 2009

La recette du jour: le sandwich de pain blanc au pain blanc

Le sandwich de pain blanc au pain blanc est une recette bien utile en cas d'oubli du contenu de votre sandwich (jambon, fromage...) dans le frigidère du couchsurfer vous accueillant au Chili (Cela marche aussi ailleurs qu'a Santiago, à condition bien sur que vous soyiez dans un pays ou on trouve du pain blanc).

Tout le secret ce ce plat réside dans le positionnement de la tranche de pain blanc entre les deux traches de pain blanc qui l'entourent. Les gros mangeurs pourront opter pour un double sandwich de pain blanc au pain blanc, et les plus fins gourmets pourront accompagner leur sandwich d'une pomme ou d'un petit biscuit au chocolat, mais attention à ne pas dénaturer le gout de votre sublime sandwich...

La remontée vers Lima

Me voilà donc bien arrivé àLima après un voyage qui aura finalement dure 57 heures: départ de Santiago a midi et arrivée a Lima a 17 heures heure locale, 19 heures a l'heure de Santiago. Le Chili et le Perou sont en effet decalés de deux heures en cette saison. Je m'attendais a etre complètement épuisé mais finalement je suis arrivé dans un meilleur état que prevu. Les bus sont très confortables, on y dort vraiment bien. Le notre disposait également d'un téléviseur, ce qui nous a permis de regarder un certain nombre de films, a la qualité assez inégale, mais qui eurent le mérite de faire passer le temps. Petit bémol cependant sur la programmation, commencer par trois films de chasse humaine bien gores ou des jeunes gens se font massacrer dans des forets obscures par des chasseurs barbus ou des ex militaires sans pitié, c'est un peu ardu. Je dois avouer que le scénario du troisième film m'a un peu echappé...

Mais ce sont surtout les paysages traversés qui valent la peine, a ce compte la voyager pendant deux jours et demi devient presque une partie de plaisir: le désert au Chili et au Perou avec ses plaines arides et ses dunes de sable, la cote sauvage et les plages de l'ocean Pacifique, les passages au milieu des montagnes... la Panamericaine traverse vraiment des endroits superbes et c'est un regal pour les yeux. Pas facile de prendre de belles photos depuis le bus, mais voici tout de meme un petit florilège...



J'ai également pu faire connaissance avec ma voisine, une Péruvienne d'une quarantaine d'années prénomée Irma, qui rentrait au Pérou apres deux ans passés a travailler au Chili. Elle m'a fait découvrir quelques plats locaux (je sens que de ce coté la, le Pérou va me plaire), m'a parlé de sa famille qu'elle allait enfin retrouver (notamment son neveu et sa nièce, très doués en dessin m'a t-elle assuré). Nous nous séparons apres avoir échangé mails et numéros de téléphone, et la promesse de nous revoir lorsque nous repasserons par Lima.



Quelques grands moments tout de meme a signaler durant le voyage, notamment le passage de la frontière, ou nous passames en tout cinq heures pour permettre de vider le bus, de controler tous les bagages et de recharger le tout dans les soutes. On se rend alors vraiment compte de la chance que nous avons en Europe avec l'espage Schengen... Un autre événement qui me fit sourire fut la distribution des passeports apres le controle d'identite a la frontiere. Les habitants des pays hispanophones ont en général deux noms de famille, et le douanier choisit donc sur mon passeport la ligne avec plusieurs noms, qui était celle des prénoms. A la frontière péruvienne, je suis donc désormais connu par mon troisième prénom, Ludovic. Je préférai ne pas protester et récupérai sagement mon passeport.
Le passage de la frontiere est également l'occasion de petits trafics en tout genre: vente a la sauvette de téléphones portables, d'appareils photos, de montres ou de gros nounours en peluche, probablement saisis il y a peu a la frontière.

Du coté des villes traversées, dès le nord du Chili et surtout apres le passage de la frontière, on découvre une architecture radicalement différente, loin du caractere occidental qui régnait a Santiago. Arica au Chili puis Nazca, Pisco ou Ica au Pérou n'ont vraiment rien a voir avec les villes que j'avais connues jusqu'a aujourd'hui. Il faut dire que certaines d'entre elles (notamment Pisco) furent en grande partie détruites par un tremblement de terre en 2007.

Puis ce fut l'arrivée a Lima, ville gigantesque et quelque peu angoissante, ou a la différence de Santiago, la sensation d'inconnu est total. Heureusement le premier contact avec la ville fut très positif, avec la rencontre de la famille de Irma, qui me proposa gentiment de partager le taxi pour m'emmener sain et sauf chez le couchsurfer ou je devais passer la nuit. La encore accueil parfait et première sortie nocturne dans Lima. J'en reparlerai dans un autre message car la visite se poursuit aujourd'hui, voila juste une vue de la baie de Lima by night histoire de vous faire patienter.

Ce dimanche soir, départ en bus de nuit pour Huanchaco, un peu plus au nord, pour la première étape de notre travail avec les enfants sud américains.

mercredi 11 novembre 2009

Crecer Educa et Santiago express

Santiago, mardi 11 novembre.

Les quelques 25 kilos de vêtements et de dessins (il y en a beaucoup, la preuve en image un peu plus bas...) laissés chez Joaquin et après une bonne nuit de sommeil, l'envie de partir à la découverte de Santiago était déjà beaucoup plus forte que la veille.



La visite de la ville fut cependant reportée à l'après midi, puisque j'avais rendez-vous à 10 heures à la Cisterma, un quartier Sud de Santiago, avec l'équipe de Crecer Educa.

Cette association travaille depuis 22 ans dans le domaine de l'education, pour améliorer le quotidien des enfants et permettre un contact entre les écoliers des différentes régions du pays. Grâce à l'aide de Crecer Educa, nous passerons, à la fin du mois d'avril, deux semaines dans deux écoles de Freirina, un petit village du désert d'Atacama dans le nord du pays. Cette visite était l'occasion de rencontrer enfin des gens avec qui nous échangeons par mail depuis des mois, de se mettre d'accord sur les dates exactes de notre séjour à Freirina et sur la préparation et le déroulement du travail avec les quelques 750 enfants d'Atacama. J´ai donc laissé à l'équipe de Crecer Educa 350 dessins d'enfants français, qui serviront pour l'échange en avril. C'est toujours ça de moins à porter dans le sac à dos pendant 5 mois...

Les quelques heures passées à la Cisterna m'ont permis de rencontrer des gens formidables, passionés par l'action qu'ils mènent en faveur des enfants chiliens. J'ai déjà oublié le prénom de certains membre de l'équipe, mais je retiens leur gentillesse et leur enthousiasme, et j'ai déjà hâte de les retrouver en avril. Juste un petit mot sur Juan Vicente, le directeur de Crecer Educa, avec qui j'échange depuis plusieurs mois. Il ne parle pas de projets ou d'objectifs, il parle de notre rêve (su sueño en espagnol)... une terminologie plus humaine vous ne trouvez pas?

Mais trève ce longs discours, passons à la visite de Santiago en images. Seules quelques heures, entre 15 et 20 heures, passées à déambuler dans les rues de la ville, c'est trop peu pour tout voir bien sûr, mais voici quelques échantillons.

La plaza Brasil

La cathédrale au mileu des immeubles d'affaires. Santiago est une ville très occidentale: un métro (pratique pour un Parisien loin de chez lui), très sûre... Il s'y mélange beaucoup de styles architecturaux: bâtiments néo classiques comme la cathédrale ou le congrès national, immeubles d'affaires, gros bâtiments en béton (plus ou moins réussis) comme les Tribunales de Justicia...



On sent qu'ici certaines bâtiments ont été construites très vite, lorsque le Chili s'est jeté dans les bras de l'économie néo libérale, durant la dictature de Pinochet et après la chute de son régime et le retour à la démocratie, au début des années 90... Tout est allé très vite, parfois trop, la libéralisation de l'économie s'accompagnant des traditionnelles privatisations, notamment dans le domaine de l'éducation. Joaquin m'expliquait qu'il devait payer chaque année l'équivalent de 3000 euros pour ses études de droit. Dans un pays où le salaire minimum est de 200 euros, cela laisse songeur... Et encore son université est publique.

Le cerro Santa Lucia, une colline où se retrouvent les amoureux de Santiago, pas toujours pour les embrassades les plus chastes, Joaquin l'a baptisé "el motel de la ciudad"... enfin à quatre heures de l'après midi, c'est plutôt romantique.


En haut de la colline, la vue sur la ville et les sommets enneigés de la cordillère des Andes est superbe. On y a l'impression d'être encerclé par les montagnes, sans possibilité de s'échapper...




L'après midi fut assi l'occasion pour une visite (là encore trop brève) du musée des arts précolombiens, rassemblant des statuettes, céramiques et autres traces laissées par les diff'erentes civilisations ayant peuplé l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale... Ceux (enfin surtout celle ;-) ) qui ont visité avec moi des musées ethnologiques connaissent mon goût prononcé pour les statuettes et figurines en tout genre...






Les ancêtres des joueurs de flûte de pan du métro parisien...


Il a pas l'air commode celui-là...

Le musée abrite également les momies Chinchorro, les plus anciennes de l'histoire de l'Humanité, 2000 ans avant les Egyptiens...


Un petit tour par Bellavista, le quartier bohême de Santiago où aiment à se retrouver les jeunes (et les moins jeunes) pour sortir le soir.


Malheureusement, je devrai me contenter de la vue depuis le cerro Santa Lucia, le parc du cerro Santo Cristobal, la plus haute colline de Santiago, et le funiculaire menant à son sommet étant fermés. Les employés municipaux protestent contre la dégradation de leur conditions de travail: la crise fait aussi des dégâts ici...


Et puis avant de vous dire à la prochaine, une petite dernière photo, juste pour la route. Un pont au-dessus de la Panaméricaine, une grande autoroute allant du nord du Mexique jusqu'à la Terre de feu, au sud de l'Argentine.


C'est cette route que j'emprunterai pour aller à Lima. Durée du voyage en bus: 54 heures. Précédent record (les participants au mémorable WEC de l'ENSTA à Budapest apprécieront) pulvérisé... Les prochaines nouvelles vous parviendront donc probablement une fois arrivé au Pérou.

A très bientôt,

Guillaume







Ça aurait pu mieux commencer...

Guillaume, Santiago du Chili, 11 novembre 2009.

Le voyage n'a pas commencé tout à fait comme prévu. Le jour du départ, Steve s'est en effet aperçu qu'il n'arrivait plus à mettre la main sur son passeport... Malgré d'intenses recherches à Paris et à Orléans, le précieux sésame semble bien avoir définitivement disparu. Voilà donc notre couple de voyageurs séparé, le temps que Steve fasse refaire son passeport. Rassurez-vous, une happy end est encore possible, nous devrions nous retrouver, d'ici une dizaine de jours, à Huanchaco, sur la côte Nord du Pérou, où nous allons travailler un mois dans une école.

Commencer ce voyage seul, alors que nous le préparons ensemble depuis des mois, laisse une impression quelque peu étrange... Mais positivons, le voyage et l'arrivée à Santiago se sont sinon bien passés. Pas de place à la fenêtre dans l'avion, mais j'ai tout de même pu profiter des absences répétées de mon voisin de droite, occupé à contrôler l'état de santé de sa vieille maman assise quelques rangées devant, pour prendre des photos par le hublot laissé libre. L'arrivée à Santiago, au dessus de la cordillère des Andes encore couverte par endroits de neiges éternelles, est particulièrement impressionante.



Après être passé à la gare routière pour me renseigner sur les horaires de bus en partance pour Lima, la première journée à Santiago fut occupée à attendre, dans un parc voisin de son appartement de Providencia, quartier chic au nord est du centre ville, le retour du couchsurfer qui devait m´héberger pour mes premières nuits sud américaines...

Pas grand chose à signaler jusqu'à son retour donc, sinon un petit signe pour me dire que nous étions sur la bonne voie. Je vous laisse aux joies de la traduction...


Joaquin (le couchsurfer) rentré du travail, nous sommes allés boire un verre dans un bar du centre-ville avec d'autres couchsurfers de Santiago (dont une françaisede HEC, histoire de bénéficier d'une intégration linguistique tout en douceur). Ce fut l'occasion d'apprendre quelques mots typiquement chiliens, et de découvrir une boisson fort appréciée des étudiants locaux, mélange de vin rouge, de jus et de glace à l'ananas... une fois le tout bien mélangé (mais pas avant), c'est plutôt pas mal...

La soirée ne s'est pas trop prolongée, et la fatigue du voyage en avion s'additionant à celle du décalage horaire , ce fut avec grand plaisir que je profitais du comfortable lit préparé par Joaquin à mon attention.