mercredi 13 janvier 2010

Le travail de dessin avec les enfants de la casa hogar: quelques photos

Voilà comme promis quelques photos du travail de dessin avec les enfants de la casa hogar los gorriones.


La motivation n'est pas toujours au top chez les dessinateurs, heureusement celle de Steve compense...


Favio, un des artistes en herbe les plus doués de la casa




Alonso, très concentré sur son dessin de "l'idolo Inca"



Et pendant ce temps-là, le petit chat de la maiso fait tranquillement la sieste sur la polaire de Guillaume


Malheureusement, même les meilleures choses ont une fin...



Steve et son disciple préféré, Luis, surnommé Chino à la casa pour ses yeux bridés


Le jeune padawan n'est pas toujorus très concentré sur les conseils du maître...


Au Pérou, toujours bien surveiller son sac, un moment d'inattention et le voilà parti...


Et voilà donc le résultat de nos efforts et de ceux des enfants de la casa hogar.



Jolver: le monde du futur


Ciliana rêve de découvrir la muraille de Chine


Florinda nous dessine une jeune Péruvienne accompagnée d'un lama

Tout est sur le dessin, mais pour les non hispanophone, Emerson nous parle de son futur métier: scientifique fou


L'obélisque de Quinua, une des attractions touristiques d'Ayacucho, nous la verrons normalement en vrai cette semaine...

Favio nous présente ses plats préférés: bon appétit

Alonso et l'idolo Inca



Emerson nous dessine la vie à son école

Favio et le monde du futur

Et la désormais traditionnelle remise de dessins des enfants français, collés sur les murs de la salle de jeux de la casa hogar.

Et pour terminer quelques photos de la fin d'après-midi passée à jouer au foot et au volley dans les rues de Carmen Alto, le quartier de la casa hogar.



samedi 9 janvier 2010

Ayacucho et la casa hogar de los gorriones

Nous voilà depuis une petite semaine a Ayacucho, ville du centre du Pérou qui compte un peu moins de 600 000 habitants et se situe à 2750 mètres d'altitude. C´est dans cette ville qu'est né le sentier lumineux, ce mouvement terroriste dirigé par Guzman qui fit tant de ravages au Pérou.

Les arcades de la Plaza de Armas de la ville






Nous logeons dans un quartier un peu excentré du centre-ville, pour travailler dans un orphelinat baptisé la casa hogar de los gorriones (littéralement la maison foyer des moineaux), fondé en 2002 par un couple belge, Gil et Chantal.

La rue de la Casa



Le foyer abrite aujourd'hui 27 enfants, un groupe de 7 enfants handicapés, 4 "petits" dont un jeune autiste et 16 "grands". Depuis la mort de Chantal en 2008, Gil s'occupe seul du foyer, épaulé de dames péruviennes qui gèrent les tâches de la vie quotidienne avec les enfants, et un groupe de volontaires, pour la grande majorité français ou belges.

Gil, le fondateur de la Casa, et sa fille adoptive, un des enfants handicapés.





Nous devrions rester à la casa hogar jusqu'à la fin de la semaine prochaine, le temps de terminer le travail de dessin avec les enfants de la casa hogar, et avant de partir pour un séjour d'un peu plus de deux semaines à Cusco. Plus difficile de tout mettre en place que dans les école où nous avons travaillé jusqu'à maintenant. Les enfants voient défiler énormément de volontaires pendant l'année et on est un peu un gringo parmi d'autres. De plus, ils sont en ce moment en vacances, et notre projet qui bien que modeste, se veut quand même d'apprentissage, semble mieux adapté à un cadre scolaire.

Il faut parfois élever un peu la voix pour se faire entendre et respecter, mais les enfants restent curieux et comme toujours très vite attachants... Lors des premiers jours à la casa, nous avons pu découvrir le quotidien de ces enfants qui ont déjà pour la plupart un passé très lourd à porter, apprendre à connaître le caractère de chacun, connaître les autres pensionnaires (chiens, chats...).



Lundi nous avons assisté au baptême de 5 petits moineaux et à la fête qui suivait.




Après une petite semaine, nous avons terminé le travail de présentation et devrions pouvoir attaquer les dessins cet après-midi.

En dehors du travail avec les enfants de la casa hogar, la vie ici est vraiment sympathique. Nous vivons dans une grande maison remplie de jeunes volontaires belges (beaucoup) et français, venus comme nous en Amérique du Sud pour un mélange de voyage itinérant et de volontariat. Repas en communauté le soir, sorties au centre ville où l'on monte jusqu'à 12 dans un taxi péruvien, et beaucoup de personnes très charismatiques et attachantes...

Bref deux semaines qui seront sans doute très agréables, mis à part quelques petits problèmes de santé dont nous nous remettons doucement mais sûrement.

vendredi 1 janvier 2010

Au sommet du Chachani, à plus de 6000 mètres d'altitude

Comme nous vous l'avions raconté dans l'article sur la ville d'Arequipa, cette dernière est entourée de volcans, éteints ou en activité. Il est possible de grimper au sommet de la plupart d'entre eux, les deux excursions les plus populaires étant celles menant au sommet du Misti (seul volcan d'Arequipa encore en activité, 5800 mètres de haut), et du Chachani, éteint quant à lui depuis bien longtemps, mais qui atteint 6075 mètres.

L'ascencion du Misti est sans doute la plus impressionnante, car elle permet de contempler les fumées que crache en permanence le cratère du volcan. Mais franchir la barre des 6000 mètres nous poussa à préférer le Chachani. Une randonnée moins difficile que l'ascension du Misti, on ne grimpe "que" 700 mètres de dénivelé en environ 5 heures de marche, mais où le risque de souffrir de l'altitude est plus important. Le trekk commence en effet à 5000 mètres d'altitude, et le corps n'a pas beaucoup de temps pour s'accoutumer au plus faible taux d'oxygène dans l'air rencontré en altitude.

Départ dans la matinée d'Arequipa pour un trajet de 3 heures en voiture qui nous amène au départ de la randonnée, à un peu plus de 5000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le premier jour est assez facile, puisque nous ne marchons qu'une grosse demi-heure pour arriver au camp de base, à 5400 mètres.




Quelques photos du camp de base

Une mer de nuages vient se deployer à nos pieds

Steve prend des forces pour la bataille du lendemain


Après un repas léger fait d'une soupe et de pâtes carbonara, nous allons nous coucher à environ 17 heures. Là commencent les problèmes: à cette altitude et une fois le soleil parti, il fait vraiment froid et nous ne fermons l'œil que par intermittence, nous serrant l'un contre l'autre pour essayer de nous réchauffer. De plus, nous commençons à ressentir les effets du mal de l'altitude: si Steve en sera quitte pour quelques maux de tête vite disparus grâce à un médicament acheté dans une pharmacie d'Arequipa, Guillaume fera l'expérience de tous les symptômes liés au manque d'oxygène: maux de tête, problèmes de digestion entraînant des vomissements qui provoquent à leur tour une rapide déshydratation.

Malgré tout, c'est le départ pour l'ascension, à la lueur de nos lampes frontales et accompagnés de notre guide, à 3 heures du matin. La randonnée commence de nuit pour arriver tôt au sommet et éviter d'avoir à redescendre en plein soleil. Le chemin n'est pas physiquement trop difficile, mais par contre assez dangereux, on marche souvent dans le sable et la caillasse et il est facile de déraper: hors de question de faire l'excursion sans guide. La marche de nuit a cependant ses charmes, entourés que nous sommes par les vieux volcans, escortés par la lune et avec les lumières d'Arequipa en contrebas.


Au lever du jour, à cinq heures du matin, nous avons déjà effectué une bonne partie de la randonnée, et nous commencons a decouvrir les superbes panoramas qui nous entourent.






Mais restent les trois dernières heures, les 500 derniers mètres de dénivelé, les plus difficiles qui nous amèneront au sommet du Chachani. Les paysages sont extrêment désertiques, ici pas le moindre petit ruisseau pour se rafraîchir. Mais les montagnes multicolores nous offrent un certain nombre de vues à couper le souffle.




Petite vue sur le Chachani avant la dernière montée

Et petite photo de couple pour se donner du courage...


Nous continuons l'ascension, Steve toujours en pleine forme et Guillaume malgré les maux de tête et les vomissements. Les derniers 100 mètres vers le sommet du Chachani sont les plus difficiles, mais l'envie d'atteindre le sommet est la plus forte, et nous y arrivons finalement: ça y est, nous avons franchi la barre des 6000 mètres. La haut, il règne une impression de toit du monde...











Au sommet du Chachani: épuisés mais heureux





Nous profitons de la descente vers le camp de base pour nous procurer quelques sensations en dévalant à toute allure les pentes abruptes de sable et de cailloux, aidés de nos bâtons de randonnée, un peu à la manière de skieurs hors piste.

Mais c'est loin d'être une partie de plaisir, alors que le soleil commence à taper vraiment fort. Il faut faire attention à ne pas déraper dans le ravin lors des traverses où le sol de sable et de cailloux se dérobe sous nos pieds. Quant à l'estomac de Guillaume n'accepte plus la moindre gorgée d'eau, tout ressort à la moindre tentative, et c'est épuisé et complètement déshydraté qu'il atteint la fin de la randonnée. Il est intéressant de voir comment le corps humain peut parfois envoyer des messages contradictoires: la tête réclame désespérément de l'eau, mais l'estomac se refuse a rien accepter. Qu'on essaye de boire et c'est le vomissement, qui accentue la deshydratation et le mal de crâne. Impossible de sortir de ce cercle vicieux tant qu'on reste en haute altitude...

Heureusement, une fois atteintes des altitudes plus humaines et après avoir bu les litres d'eau perdus pendant la journée, il retrouva vite ses esprits. Nous profitons tout de même de la descente pour nous procurer quelques sensations en dévalant à toute allure les pentes abruptes de sable et de cailloux, aidés de nos bâtons de randonnée, un peu à la manière de skieurs hors piste.

Cela valait le coup de se faire un peu mal pour franchir les 6000 mètres. Cette sensation d'épuisement, de dépassement de ses limites, s'allonger au sommet du volcan lorsqu'on vient de jeter ses dernières forces dans la bataille, est grisante. On ne le ferait pas tous les jours, mais on apprend beaucoup sur soi en repoussant ainsi les limites de son corps. Et le défi en valait la chandelle: marcher à plus d'un kilomètre au-dessus de l'altitude du Mont-Blanc, on s'en serait voulu de renoncer avant la fin...